A quelle heure faut-il coucher son enfant ?



Beaucoup d’enfants réagissent (très) mal lorsque leurs parents les mettent au lit. Mais était-ce le bon moment de le faire ?

Colère, cris, pleurs, exigences répétées (une histoire, un verre d’eau, un petit pipi…) : de nombreux enfants font de la résistance quand on les couche. Ce qui non seulement exaspère les parents, mais s’accompagne aussi d’effets néfastes sur la qualité du sommeil du môme, un paramètre que l’on sait essentiel à sa bonne santé physique et mentale.

Pour une partie de ces enfants réfractaires, le souci est sans doute d’ordre psychologique. Mais pour d’autres, le problème – et dès lors la solution – résiderait dans la mauvaise adéquation entre le moment du coucher et les impératifs de l’horloge biologique. C’est en tout cas la thèse avancée par cette équipe de l’université du Colorado.

Deux fois plus de temps pour s'endormir

L'étude a porté sur des enfants âgés de 3 à 4 ans, dont le sommeil a été observé pendant une semaine. Chaque môme dormait environ dix heures par nuit, avec une sieste de quarante-cinq minutes dans l’après-midi. Des échantillons de salive ont été recueillis toutes les demi-heures, afin d’évaluer les niveaux de mélatonine (l’hormone du sommeil).

On constate d'abord qu'un pic est atteint vers 19 h 40, et les enfants mettent environ trente minutes à s’endormir. Cependant, des variations sont constatées dans ces « montées de mélatonine ». Et ce qui est particulièrement intéressant, c’est que lorsque les mômes sont mis au lit avant « leur » pic, la durée de l’endormissement s’allonge sensiblement par rapport à la moyenne, et peut atteindre voire dépasser les soixante minutes. Avec alors les réactions classiques de réticence.

Après avoir calé l’heure du coucher et le rythme biologique, il s’est avéré que l’endormissement intervient plus facilement, plus rapidement, plus paisiblement. Les chercheurs ne donnent pas de recette miracle, mais un conseil : en tâtonnant un peu, les parents devraient parvenir, dans la plupart des cas, à trouver le bon moment – celui dicté par la mélatonine – pour mettre l’enfant au lit. Tout en rappelant que ce qui perturbe l’horloge biologique en fin de journée (excès de lumière artificielle, suractivité…) perturbe le sommeil des petits, mais aussi des grands.

Source: passionsante.be

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